Dépression saisonnière : que faire ?

Dépression saisonnière

 

 

 

 

 

 

 

 

Humeur changeante, qui a plutôt tendance à exprimer votre côté morose ou ronchon, manque de motivation et d’intérêt, sensation de fatigue constante et augmentation du temps de sommeil, irritabilité et nervosité, envies de pleurer sans raison apparente, maux de tête et augmentation de votre consommation d’aliments sucrés : serait-il possible que vous soyez une victime de dépression saisonnière ?

L’hiver arrive à grand pas, et amène avec lui, les symptômes de dépression saisonnière chez bon nombre de personnes. Lorsque chaque année, en période automnale ou hivernale, ces symptômes se manifestent de façon récurrente et pour une durée allant jusqu’au retour du printemps : on parle de dépression saisonnière… Autrement connue sous le nom de trouble affectif saisonnier. Au-delà du simple coup de déprime ponctuel, la dépression saisonnière empêche de conserver le rythme de vie habituel et peut se révéler handicapant pour votre quotidien.

Les femmes sembleraient être les plus touchées par ce phénomène (la dépression saisonnière toucherait 75% de femmes). Pourquoi ? Il s’agit d’une question d’horloge biologique ! A l’approche de l’hiver et durant la fraîche saison, les journées raccourcissent, l’ensoleillement est moins important, la lumière blanche naturelle moins vive et moins intense : elle passerait de 100 000 lux en plein ensoleillement estival… à 2000 lux en plein hiver !… Tous ces éléments sont autant de facteurs qui influencent directement la production de l’hormone du sommeil appelée mélatonine et de l’hormone du bonheur et de la bonne humeur. Plus précisément, les signaux lumineux qui se transforment le message en impulsions électriques chargées de communiquer avec les neuromédiateurs de sérotonine et de mélatonine, sont plus faibles ! Leur modification fonctionnelle engendre la perturbation de l’horloge biologique féminine.

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Quels recours contre la dépression saisonnière ?

Tout d’abord, exposez-vous à la lumière du jour quotidiennement, au moins pour un minimum de temps de 30 minutes chaque matin.

Vous pouvez également recourir à la compensation du manque de lumière naturelle par le biais de la luminothérapie : une exposition en cabine dans un espace dédié, durant laquelle, une lampe recrée la fameuse lumière blanche naturelle et vous permet d’avoir votre dose d’éclairement journalière, de manière artificielle. Optez pour une lampe qui fournisse, 6 jours sur 7, un éclairage minimal de 10 000 lux.

Consulter un thérapeute est également une alternative qui peut être efficace. Par ailleurs, la prise d’antidépresseurs à cette période de l’année peut aider à passer le cap plus sereinement.

Si vous privilégiez les solutions naturelles, les omega-3 sont également de très bons atouts pour aider à réguler l’humeur et maintenir l’équilibre émotionnel. Consommez des poissons gras comme le saumon ou la sardine, 2 à 3 fois par semaine, ou choisissez une supplémentation en acides gras Omega-3 formulés à partir d’huile de poissons pour assurer les apports nécessaires.

Les vitamines, et tout particulièrement la vitamine D, dont on manque cruellement en hiver, peuvent être bénéfiques pour vous aider à retrouver le sourire et vous sentir moins fatigué.

Le magnésium, cet anti-stress et décontractant de premier ordre peut vous aider à mieux gérer l’anxiété qui s’empare de vous en période automnale ou hivernale. Offrez-vous le plaisir d’un carré de chocolat noir dans la journée, il en regorge ! Optez également pour les eaux minérales riches en magnésium ou pour les compléments alimentaires de magnésium.

Le tryptophane est un excellent candidat pour vous aider à limiter angoisses et anxiété. Précurseur de sérotonine, le tryptophane est un acide aminé que l’on trouve dans les œufs, le lait ou la viande ou certains fruits à coque comme les noix. Il est également possible de vous le procurer en complément alimentaire.

Le lithium, oligo-élément peut vous aider à réguler les sautes d’humeur en agissant sur les mécanismes dopaminergiques, puis influence positivement la modulation des cycles éveil/sommeil.


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